• Loulou dans la boue – Chapitre 4

Loulou dans la boue – Chapitre 4

Direction cette fois Mimizan, à mi-chemin entre Arcachon et Hossegor, où Loulou s’essaye au maraîchage biologique et à la vie en caravane, au milieu des champs… et des paons. Tout un programme ; découvrez les nouvelles aventures de Loulou dans la boue !

Chapitre 4. Maraîchage chez Benico

À mon arrivée à Mimizan, après un long trajet en TER et bus depuis Bordeaux, je suis recueillie par Rosine, qui n’a rien à voir avec ma nouvelle ferme, mais que j’avais contactée une dizaine de jours auparavant pour acheter un vélo d’occasion. Cette femme est la gentillesse incarnée : alors que je ne lui avais rien dit de moi elle est venue me chercher pour m’éviter de parcourir la distance jusque chez elle à pied ou en stop. J’ai donc été cueillie à l’arrêt de bus de Mimizan-Bourg. J’ai passé deux heures chez Rosine et Jacques qui m’ont offert un café autour duquel nous avons beaucoup discuté. J’apprends que l’odeur nauséabonde de la papeterie empêche les loyers de Mimizan d’exploser, que la spécialité du coin est le foie gras, et qu’en ce moment on récolte les asperges ! En fin de journée, je me dirige vers ma nouvelle ferme, mais je promets de repasser voir mes nouveaux amis !

Bienvenue chez Benico !

Concrétion de Benjamin et Nicolas, prénoms de ses fondateurs, la ferme Benico a été fondée il y a 8 ans. La surface du domaine est impressionnante : plusieurs hectares, dont deux cultivables, avec des rangées de culture et des serres qui donnent une sensation de grandeur ! En arrivant, je constate que Benico tient une boutique à l’entrée du domaine, mais aussi que les visages sont très jeunes, dans cette ferme. Personne n’a l’air d’avoir plus de 35 ans. Beni me donnera raison, à 33 ans il est le doyen de Benico !

Dans l’équipe, en plus des deux fondateurs et de leurs femmes Laetitia et Lila (qui est enceinte de sept mois), on compte Nathan, qui est woofer aussi, en balade en attendant de pouvoir s’acheter un terrain et y construire sa maison, et Badou, Soudanais réfugié en France et en formation maraîchage bio. Dans la cuisine je tombe ensuite sur Justin, qui a tout juste démissionné de son boulot dans la publicité en Belgique pour apprendre la permaculture et s’installer à son compte en Septembre, et Laura, journaliste suisse-allemande débarquée dans son van en France, pour apprendre la langue et vivre au grand air. Enfin, Baptiste est aussi en formation de maraîchage bio, avec Fermes d’Avenir : cette association l’a mis en contact avec Badou, afin de former un tandem entre un Français en reconversion et un réfugié en demande d’insertion. Tout de suite j’ai senti une réelle complicité entre Badou et Baptiste, un lien presque fraternel.

Cette semaine le cousin de Justin, Lazslo nous a également rejoints pour une durée de deux mois. En bon Belge il a rapporté de quoi nous faire des dégustations de bières et de chocolat. Ambiaaaance !

https://www.lesmouettesvertes.fr/wp-content/uploads/2019/06/loulou-dans-la-boue-woofing-ferme-benico-chapitre-4-image-présentation-personnages_04-06-2019.jpgJe m’installe dans une caravane appelée Franc Soit (petite pensée pour mon papa) : elle est cosy et joliment décorée ! Je suis contente d’avoir un espace aussi grand à moi toute seule, en revanche je suis un peu inquiète pour la nuit car il fait dix degrés de moins ici qu’à Beauregard. Pas grave, Badou me donne gentiment deux couvertures en laine, et le lendemain Nathan vient m’installer un petit radiateur électrique qu’il a dégoté je ne sais où. Tout le monde est aux petits soins ! Je me fais aussi une bouillotte artisanale avec des pots en verre à la cuisine, que je remplis d’eau bouillante tous les soirs et que j’enroule dans du tissu. Je m’endors les pieds au chaud.

Je retrouve aussi… des toilettes sèches ! Cette fois plus confortables que celles de Bouniols, on peut s’y assoir et on n’a pas le nez dans la bassine. Mais le local est assez loin du camp, et à ciel ouvert : bon courage quand il pleut !

Les animaux de Benico

Outre ces installations et les habitants que je vous ai présentés, il y a aussi des animaux à Benico, notamment Rustine et Horse, nos deux cochons. Ils ne sont pas là pour être mangés, ce sont juste les mascottes de la ferme.

Récemment, Beni a fait la folie de s’acheter des paons sur leboncoin. Il cherchait une annonce pour des poules, mais le paon, c’est quand même plus stylé. On a donc un paon et une paonne qui se promènent toute la journée sur le domaine. J’ai cru halluciner la première fois que je les ai vus. Surtout qu’ils ne font pas les choses à moitié : à l’heure du déjeuner, le paon fait la cour à la paonne et on a le droit à une magnifique roue depuis la table. Et le soir il s’encastre dans une armoire qui contient une glace de tous les côtés et pendant des heures il se regarde et pousse des cris. À peine narcissique, l’animal.

Nous avons même droit, depuis quelques jours, à une petite comédie romantique maison chaque soir. Moi qui les avais toujours vus sur terre et qui pensais qu’avec une traîne pareille, les paons ne savaient pas voler, je découvre qu’en réalité ils dorment perchés sur des branches pour échapper à leurs prédateurs !

Chaque soir, Mademoiselle (l’union n’est pas encore consommée) commence par se hisser dans un arbre  à la tombée du jour. Monsieur, l’air de rien, se perche alors sur une autre branche, feignant l’indifférence. S’ensuivent alors une série de petits braillements de part et d’autre. Monsieur tente plusieurs approches, mais Mademoiselle n’hésite pas à lui foutre un coup d’aile qui manque de le faire tomber de vingt mètres quand elle n’est pas d’humeur, ou qu’il n’a pas encore assez galéré à son goût. Mais le bougre ne lâche rien, tombe sur des branches basses et recommence la montée. Bien que le rituel soit identique chaque soir, ils finissent inévitablement par être perchés côte à côte aux alentours de 21h30 pour une nuit en amoureux. Et tous les soirs, nous prenons les paris !

Comment s’organise le travail ?

Nous avons rendez-vous tous les matins à 8h dans la cuisine pour un petit-déjeuner commun, pendant lequel Beni et Nico nous rejoignent, et juste après nous passons du côté de la salle de réunion où nous regardons le programme de la journée. Le lundi nous déterminons qui fera le marché de Mimizan vendredi matin, et celui de Saint-Julien le samedi.

La matinée est consacrée au woofing, avec des récoltes pour la boutique ou bien de la plantation et  de l’entretien (désherbage, rangement…). Bonheur suprême, nos après-midis sont libres ! La matinée étant assez active et la préparation du déjeuner pour dix personnes fastidieuse, c’est sympa de pouvoir enfourcher son vélo et de partir explorer les environs après. Il y a de nombreuses pistes cyclables dans la région et on se retrouve très facilement au milieu de forêts de pins magnifiques. Un vrai bonheur.

Cette semaine, j’ai donc occupé mes matinées différemment chaque jour : j’ai planté des pieds de tomates, qui ne sont pas préparés ici mais achetés à une association qui emploie des personnes handicapées. C’est un choix de Benico de se fournir chez eux, car ils pourraient faire leurs semis eux-mêmes. Un matin nous nous sommes aussi mis tous ensemble sur les lignes de salades pour planter en grande quantité, c’était assez sportif mais à plusieurs nous avons réussi à terminer en deux heures !

La boutique est quant à elle ouverte les lundi, mercredi et samedi après-midi de 16h à 19h. Les clients sont en majorité des habitués, et je me forme à la balance et aux chiffres correspondant à chaque variété de légumes. Je fais bien rire les clients quand ils me tendent un légume que je ne connais pas et que je leur demande de quoi il s’agit… Allez faire la différence entre un chou frisé et un chou cabus ! Je me trouve l’excuse d’être parisienne, ce qui me vaut des sourires en coin. De toute manière tout est fait dans la bonne humeur, personne n’est pressé… et j’ai Beni en back up si jamais je veux faire vite. C’est très convivial, et j’adore « jouer » à la marchande.

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Avec les jours qui s’allongent, nous nous réveillons de plus en plus tôt, vers 6h45, pour commencer à travailler lorsque le soleil se lève, aux alentours de 7h30. Bien que les températures s’adoucissent petit à petit, il gèle quasi systématiquement la nuit depuis mon arrivée, et mes bouillottes maison ne font plus effet au petit matin. L’humidité et la température rendent la sortie de lit très difficile, et quand on se retrouve dans la cuisine de la salle commune du camp ça ne s’arrange pas. Nous n’avons pas eu de chance et les pluies de la semaine dernière ont de plus humidifié tout le bois mort épais que nous aurions pu nous procurer en forêt pour faire du bon feu, on s’est donc rabattus sur les cagettes vides de la boutique qui se consument très vite. Un matin, j’ai dû m’arrêter de travailler aux alentours de 10h30 car je ne sentais plus du tout mes orteils. À ce moment précis, je me suis fait la réflexion que ça pouvait quand même être un peu hardcore, le woofing.

Mais hauts les cœurs ! Malgré ces désagréments, je découvre chaque jour une variété de légume inconnue, au goût étonnant, et ça, ça vaut tous les orteils du monde. Adieu chocolats industriels et bonbons chimiques, je ne vous aimerai plus. Entre le chou-fleur, le céleri-rave, ou encore les blettes, la nourriture à Benico vaudrait presque un chapitre à elle toute seule !

Pour redécouvrir l’épisode précédent, c’est par ici ! 

  • Deauville Green Awards

Deauville Green Awards

Les Deauville Green Awards : quand le cinéma devient durable !

Les Mouettes Vertes, en tant qu’entreprise engagée et porteuse d’un message écologique fort, ont eu la chance de se rendre aux Deauville Green Awards, qui ont eu lieu du 12 au 13 juin cette année.

Depuis 2012, ce festival récompense les meilleurs films et court-métrages mettant en lumière les initiatives d’ONG, entreprises et associations actrices du développement durable. De la conservation de la biodiversité aux plus étonnantes innovations technologiques dans l’urbanisme et les énergies durables, de nombreux sujets socio-environnementaux d’actualité y sont abordés.

Chaque année, le festival rassemble 500 films de 35 pays différents. La portée internationale de plus en plus grande de cet événement permet donc d’influencer les quatre coins du monde !

La région Normandie et la ville de Deauville, qui a récemment instauré une charte encadrant les projets écologiques, sont des exemples en matière de développement durable, et sont donc le cadre parfait pour de telles initiatives. Le festival en lui-même est d’ailleurs éco-conçu : la communication de l’événement n’utilise que des supports dématérialisés et s’adresse à des contacts ciblés, afin de limiter sa production de déchets et son empreinte carbone.

Le festival incite enfin à utiliser des moyens écologiques comme le covoiturage ou le train pour se rendre à Deauville ; il sensibilise également le grand public aux enjeux de préservation de notre planète grâce à des activités de découverte, des projections gratuites et des conférences.

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Un bel exemple d’engagement pour la planète !

Pour aller plus loin, voici notre sélection de films engagés, à regarder sans modération :

  • Demain, Cyril Dion et Mélanie Laurent (Mars Films, 2015)
  • Princesse Mononoke, Hayao Miyazaki (Studios Ghibli, 2000)
  • Une oasis d’espoir, Nicolas van Ingen (Infocus Production, 2018)

Venez découvrir une autre initiative écologique de cette année 2019, avec cet article sur le Green Friday de Naturalia ! A bientôt pour de nouvelles aventures chez Les Mouettes Vertes !

  • Loulou dans la boue – Chapitre 1

Loulou dans la boue – Chapitre 1

Découvrez les aventures de l’intrépide Louise, ancienne stagiaire des Mouettes Vertes, dans sa folle équipée pour l’année 2019. Woofing, mode de vie éco-responsable, découvertes et bonne humeur sont les ingrédients magiques de chaque épisode de la série « Loulou dans la boue ».

Le premier chapitre de cette histoire pas comme les autres se passe à la ferme des Bouniols, dans l’Aveyron, où Louise découvre les joies de l’autarcie et de l’agriculture en famille. Nous n’en disons pas plus, et vous laissons vous plonger vous aussi dans cette formidable odyssée rurale, mais moderne !

Chapitre 1. La ferme des Bouniols

Les hôtes de Bouniols : la famille James. 

La famille qui m’accueille est recomposée et nombreuse !

famille_nombreuse_ferme_visuel-01Il y a d’abord Marie-Claude, la grand-mère de 70 ans, qui habite ici depuis au moins 50 ans. Elle fume roulée sur roulée et a toujours une tasse d’un mélange de café et de chicorée à la main. Elle est adorable et passe le plus clair de son temps à l’intérieur où elle gère l’intendance et les enfants (devoirs & co) quand ils sont là.

Ensuite vient sa fille Murielle, 43 ans, qui est sourde de naissance. Malgré ce handicap, Murielle lit très bien sur les lèvres et arrive à communiquer, il faut juste faire attention à des détails auxquels on ne pense pas entre « bien-entendants » : lui faire un signe quand on est dans son champ de vision avant de faire une phrase, et trier les mots qu’on utilise pour qu’elle ne galère pas à déchiffrer nos lèvres : ça apprend à aller droit au but. Les enfants communiquent avec elle sans faire de bruit, ce qui est assez magique. Murielle a eu Jayan, 20 ans, et Lila, 17 ans, de pères différents. Puis Clément est entré dans sa vie et ensemble ils ont eu Yanis (11 ans), Neeno (10 ans), et Anita (6 ans). Clément est mon « mentor » ici. Malaurie, la petite amie de Jayan, a également rejoint la smala il y a deux ans. Elle vient des Yvelines, et sa présence était assez rassurante les premiers jours, parce que j’avais du mal à m’identifier à cette tribu qui vit carrément différemment de ce à quoi je suis habituée.

En arrivant, j’ai été frappée (et le premier soir j’ai carrément eu peur de ne pas tenir le coup) par le mode de vie ici. La famille ne se lave qu’une fois par semaine, le dimanche soir. Les toilettes, grand bémol du début de séjour, sont au milieu de la cour, et il s’agit d’une petite cabane en bois (les « murs » qui séparent de l’extérieur arrivent à hauteur de la hanche donc quand t’es debout et que quelqu’un passe dans la cour tu peux taper la discut’) avec un trou dans le plancher qui donne sur une bassine. Je vous passe l’image de ce qu’il y a dans la bassine, sur laquelle on saupoudre de la sciure de bois mélangée à de la cendre quand on a fait ce qu’il y avait à faire). Son contenu est mis au compost, et au bout de 6 mois cela sert d’engrais pour les cultures. Avec les normes d’hygiène qu’on suit lorsqu’on habite en ville, j’ai aussi été chamboulée par ce que je percevais comme de la crasse en arrivant : c’est le bordel dans toutes les pièces de la maison et ça m’a valu de péter une carafe puis un verre qui traînaient à des endroits incongrus…

Les premiers jours j’ai somatisé et n’ai pas utilisé les toilettes, puis finalement on s’y fait – je suis là 3 semaines quand même, fallait sauter le pas. Et pour la douche j’ai immédiatement dit à Clément que pour moi ça serait tous les soirs, même si à l’eau froide parce que du coup la chaudière pour la salle de bain n’est activée que le dimanche soir. Il m’a un peu jugée mais bon, faut pas déconner.

Dans l’ensemble les James vivent une vie 100% « zéro déchet ». Tout a une utilité, rien n’est perdu, et les animaux sont aussi présents pour ça.

Les activités de la ferme

L’activité principale est le fromage de chèvres, mais il se trouve que je débarque à la période où les chèvres mettent bas. La gestation commence en Octobre et dure 5 mois.  À la naissance, on sépare les mères des petits et en Mars commence la traite puis l’activité fromagère. La première mise-bas a eu lieu hier, juste avant la promenade quotidienne – j’emmène les chèvres paître trois heures dans les collines lorsqu’il fait beau – malheureusement, un des jumeaux était mort-né et le second n’a pas passé la nuit. Apparemment ils sont nés trop tôt. Je ne vous dis pas mon état en découvrant les cadavres deux fois de suite, que Clément a balancés sur le fumier.

J’étais un peu déçue de ne pas pouvoir faire de fromage, mais vu ce que j’endure déjà physiquement je suis presque reconnaissante de ne pas arriver au bon moment. Et puis ça me permet de mieux connaître l’animal, qui demande pas mal d’entretien !

Tous les jours, je vais à la chèvrerie dès 7h30 pour leur donner le foin, puis reviens 3/4 d’heure après pour leur donner leur repas « chaud » : de l’orge (produit ici) mélangé à de l’eau chaude, dont elles raffolent. Idem aux alentours de 18h. C’est un joyeux bordel à l’heure des repas ! Je ne connaissais pas du tout cet animal qui est joueur, câlin, et surtout docile (j’avais super peur de me prendre un coup de sabot d’entrée de jeu). Hyper attachant, et c’est intéressant d’observer les relations dans le troupeau, qui est composé d’une quarantaine de têtes avec un caractère propre à chacune. J’aimerais bien que l’une d’entre elles mette bas rapidement pour que je puisse voir un chevreau faire ses premiers pas et m’en occuper, mais elles tardent à s’y mettre cette année ! Ça a l’avantage de me motiver à me réveiller le matin, car j’espère tous les jours tomber sur un nouveau-né en allant leur donner le foin.

chevrerie_ferme_foin_bougniols_woofing

À côté des chèvres se trouve l’enclos des boucs, qui ne servent à rien si ce n’est monter les chèvres une fois par an lorsqu’elles sont en chaleur. Ils ne restent que deux ans pour éviter la consanguinité dans le troupeau. Le bouc sent son urine (comme ça, pour le kiff) donc généralement en a le museau recouvert : j’évite de les câliner, eux. Sans compter qu’un des deux boucs a voulu « jouer » avec moi la première fois que je suis entrée dans l’enclos seule pour récupérer sa gamelle, et ça a failli me coûter une épaule parce que j’ai tenté de le maîtriser en lui chopant les cornes. Réflexe stupide, parce que c’est de là dont vient toute la force d’un bouc. Pour les intéressés, il faut le choper par la barbiche pour l’immobiliser… Je ne l’ai pas encore tenté, et ai mis au point une technique de sioux pour récupérer les gamelles pépère.

Dans la chèvrerie se trouvent aussi deux ânesses et un ânon qui ne sont là que pour manger le « refus » des chèvres : le foin qu’elles ne mangent pas. On les a sortis deux fois depuis que je suis ici, ils restent généralement trois jours dehors. Avec eux en revanche, je me méfie, parce que tu ne sais jamais ce qui se passe dans la tête d’un âne.  Quand il est excité au moment de la sortie, l’ânon devient joueur et saute partout, il peut juste te filer un coup de sabot dans le tibia pour rigoler. No, thank you !

Il y a aussi un poulailler peuplé d’une trentaine de poules et de coqs, qui fournissent la ferme en œufs frais : c’est un bonheur d’aller chercher ce qui se trouve dans les pondoirs tous les jours. Un des coqs a un sacré caractère, mais je ne me suis pas encore fait attaquer la jambe donc ça va, et surtout c’est Malaurie qui se charge du poulailler donc je n’y vais pas très souvent : je gère plutôt les chèvres pour délester Clément.

poulailler_ferme_coq_bougniols_woofingLa famille est propriétaire de 30 hectares, dont 15 cultivables, ce qui n’est pas énorme dans le milieu agricole. La majorité du terrain est mobilisée pour le foin et la paille qui servent aux animaux. Il y a des cultures en plein air, mais aussi dans un « tunnel » d’une longueur de 30 mètres à peu près, sorte de serre sous plastique qui permet de protéger les cultures du vent et de faire gagner quelques degrés au sol. Enfin, il existe une serre vitrée dans laquelle il fait très bon. La famille fait pousser des endives, des épinards, des choux-fleurs, des choux, de la salade, des poireaux, des oignons, de l’ail, des artichauts, des pommes-de-terre, des topinambours… et j’en passe.

Ce qui est produit sur le terrain est surtout consommé par la famille, qui vit en quasi autonomie. Ce qui n’est pas consommé pendant la saison est mis dans des bocaux qui sont conservés et consommés plus tard, pour que l’alimentation reste variée tout au long de l’année. Ils font aussi beaucoup de confitures donc le petit-déj est un véritable bonheur, d’autant qu’il a lieu après que j’ai donné du foin aux biquettes. Je ne pensais pas que manier la fourche serait aussi physique !

À quoi ressemblent mes journées ?

Les jours ici ne se ressemblent jamais et c’est un vrai bonheur, j’en perds la notion du temps. En dehors de l’entretien des chèvres, mes activités dépendent de ce qu’il y a à faire dans la ferme. On en discute au moment du petit-déjeuner : c’est très informel et agréable comme manière de faire. Je n’ai encore jamais grimacé en apprenant ce que j’allais fabriquer, bien que certaines activités soient loin d’être glamour…

Entre autres, j’ai débroussaillé la haie sur le plateau durant quatre matinées au total (contente de terminer, j’ai failli verser une larme sur le dernier arbuste désherbé : ça m’aura coûté un avant-bras, mes chevilles, 3 vertèbres et mes genoux), contribué à la base de la table chauffante en construction dans la serre, enlevé les germes de toute la récolte de pommes de terres pour qu’elles gardent un bon apport en eau, j’ai « paillé » (recouvert de pailles) entre les lignes d’une culture de fèves pour que la terre préserve sa richesse et sa chaleur, désherbé la rhubarbe (des heures accroupie dans la terre pour enlever la moindre racine enterrée, heureusement je n’étais pas seule : le temps passe plus vite quand on discute!), repeint la remorque qui sert à transporter et exposer les fromages au marché en « haute » saison, j’ai nettoyé le poulailler – enlevé toute les excréments des poules pour emmener le tout dans la serre, on parle de six brouettes bien lourdes –, et plus récemment nous installons un « drain » qui alimentera la maison en eau, et un système électrique plus moderne dont Jayan, 20 ans, gère l’intégralité.

Il y a aussi des instants de répit, car si Clément est hyperactif, il ne manque pas non plus d’empathie – et je le soupçonne parfois de vouloir me préserver mais ça, je ne veux pas trop me l’avouer. Après le déjeuner que nous prenons assez tardivement (13h30, alors qu’on est debout depuis 7h20, je meurs de faim quand je passe à table), on se boit une petite tasse de café au soleil sur la terrasse, avec nos bouquins, face à la vue. C’est divin, et juste après je pars avec les chèvres et j’ai des heures de calme et de tranquillité dans les collines aveyronnaises. S’ajoute à cela le fait que depuis que je suis arrivée, il fait grand soleil et la température est très douce. La vie est plutôt (très) belle.

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Qu’est-ce qu’on mange, à Bouniols ?

Les repas sont constitués en grande majorité de produits de la ferme et les tablées sont nombreuses. La préparation réclame donc… beaucoup de temps ! Il faut y consacrer au minimum deux heures, ce qui doit vous sembler énorme. Clément m’avait prévenue quand je l’avais eu au téléphone avant de partir et je m’étais dit : « Non mais deux heures en cuisine, c’est mort, je ne fais pas du woofing pour ça », mais quand on vit ici et qu’on suit les étapes de préparation des repas, on réalise que c’est naturel, agréable, instructif et surtout gratifiant d’y consacrer autant de temps. Quand on déterre des poireaux et des carottes à côté de la maison, qu’on les nettoie, qu’on les prépare et qu’on les mange quelques heures après, c’est assez magique.

Certains produits ne sont pas cultivés à la ferme, et sont achetés (100% bio) à l’extérieur, mais c’est restreint car même les pâtes sont faites maison. J’ai voulu apprendre par curiosité, et aussi parce que – ça, je l’avoue –  j’avais mal au dos après avoir fait 6 allers-retours du poulailler à la serre, et je voulais me « reposer » vers 11h30. Grave erreur, c’est hyper physique de faire des pâtes (encore plus quand c’est pour 10 personnes) : j’ai frôlé la rechute de crampe à l’épaule. Je ne me suis jamais sentie aussi faiblarde qu’après avoir rendue la pâte parfaitement homogène en mélangeant 1,2 kg de farine et 14 œufs (fraîchement ramassés par Malaurie).

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Puis il a fallu couper la pâte en morceaux, qu’on a passés à plusieurs reprises et dans plusieurs machines manuelles pour en faire des spaghettis. Lorsque la pâte reposait enfin, j’ai enchaîné la séance « repos » avec un kilo d’emmental à râper à la manivelle. Il n’empêche que je n’ai jamais été aussi fière d’un repas auquel j’ai consacré une heure et demie physique et intense, mais je m’étais tellement gavée de morceaux de fromage pendant la râpe que je n’avais même plus faim. Je m’en suis voulu.

Vous aurez compris que je ne meurs pas de faim, au contraire… Je pense que je mange deux fois plus qu’à Paris parce que tout ce travail, ça creuse.

Et leurs déchets ?

Ici, rien ne se perd, tout se transforme ! 98% des déchets organiques partent dans une bassine sous l’évier – là où se trouverait notre poubelle – puis finissent dans le ventre des poules (tous les deux jours), qui les mangent tels quels, sauf les pelures de pommes de terre qu’il faut faire cuire avant de leur distribuer. Les coquilles d’œufs leur sont aussi redistribuées ! J’ai trouvé ça à la limite du cannibalisme quand Malaurie me l’a dit, mais en fait les coquilles sont broyées et ajoutées à leur ration alimentaire quotidienne. Bizarrement logique, cela renforce la coquille des œufs qu’elles s’apprêtent à pondre. Ça leur arrive aussi d’y ajouter les coques d’huîtres ou autres fruits de mer, mais c’est moins régulier puisqu’ils n’en mangent pas tous les quatre matins.

Les pelures de carottes et de pommes vont aux chèvres qui en raffolent, il faut que je les attache à la mangeoire avant de leur distribuer tellement elles sont surexcitées.

Morale de l’histoire : si vous avez la flemme de faire un compost en ville, achetez-vous une poule ; et une fois qu’elle est obèse, mangez-la !

Une infime partie des déchets alimentaires qui ne va ni chez les poules ni chez les chèvres (café moulu, par exemple) vont dans le tiroir sous le four à pain, qui une fois activé le vendredi réduit tout ça en cendres, utilisées pour les toilettes sèches. Petit rappel : le contenu de la bassine des toilettes est ensuite utilisé en compost – après 6 mois minimum de macération. Les excréments des poules et des ânes sont utilisés en engrais pour les plantations. Ceux des chèvres, des boucs et des ânes rejoignent le tas de fumier qui est utilisé pour les hectares de blé et de foin.

Les cendres de la cheminée sont aussi utilisées mais pour faire la lessive (on met une dose de cendres qu’on a bien tamisées pour 2 doses d’eau, on laisse reposer 24 heures, on fait tourner sa machine comme d’hab et le tour est joué – si on veut une douce odeur on met une huile essentielle, Murielle utilise de la lavande).

Ils ont aussi d’inévitables déchets plastiques : emballages d’aliments qu’ils ne produisent pas, cotons-tiges, bouteilles de shampoing vides, etc. Mais c’est rarissime, étant donné qu’ils achètent tout en gros ou bien en vrac car ils ont des bocaux à n’en plus finir : depuis que je suis ici, c’est le même sac poubelle pour les emballages. Il me fait presque de la peine, à côté des seaux de déchets organiques qui font de nombreux allers-retours vers les animaux dans la semaine.

La préparation du marché 

Le samedi, les James tiennent un stand au marché de Saint-Affrique, sur lequel ils vendent du fromage, des confitures (figues et potimarrons-gingembre, cette dernière vous donne envie de vous lever le matin), des topinambours ou des épinards (en fonction du jardin), de la verveine en sachet, et surtout : du pain, des cookies et des viennoiseries ! Le tout 100% bio et 100% fait maison.

La préparation commence dès le jeudi soir : pour le pain, Murielle prépare le levain qui doit reposer toute la nuit. De son côté (et j’étais avec lui cette fois-ci), Jayan passe son jeudi à préparer la pâte feuilletée qui servira à faire les viennoiseries. Le processus est long et rigoureux : il faut d’abord faire la pâte de base (sel, sucre, farine, levure, eau) qu’il faut laisser reposer au moins quatre heures. Ensuite on l’aplatit, on y ajoute une couche de beurre homogène, on fait un « sandwich »  de pâte pour que le beurre soit encerclé, on écrase le tout et on laisse reposer.

Il faut répéter le pliage trois fois dans la journée avant de laisser reposer toute la nuit. Une fois qu’on a vu la préparation et la quantité de beurre utilisée, la viennoiserie fait bien culpabiliser quand on l’avale. Je garde donc volontairement l’info des dosages pour moi : ne me remerciez pas !

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Vendredi, réveil à 6h30, ça picote.

D’un côté Murielle fait la pâte à pain, de l’autre nous coupons avec Jayan la pâte des viennoiseries en 8, et on étale largement chaque morceau sur le plan de travail pour en faire des croissants, des roulés à la confiture de châtaigne… On en remplit quatre larges plaques, et on termine une heure après avoir commencé. Il est 7h30, on a mérité de boire un café et de manger un morceau !

Après le petit-déjeuner, c’est l’heure de faire les cookies. Ça, je connais par cœur donc je fais seule. Et surtout j’ai décidé de faire une recette que j’ai à la maison pour la faire goûter à la maisonnée et diversifier leur offre au marché. Les quantités sont impressionnantes, parce que les ingrédients de ma recette – normalement pour 8 personnes – sont désormais multipliés par 4. Plutôt qu’un petit saladier je me retrouve à cuisiner dans une bassine et à avoir les mains entièrement plongées dedans. Note : comme ma recette contient de la poudre d’amande et que c’est un ingrédient coûteux, on calcule le nouveau prix des cookies pour samedi.

Les 300 grammes de poudre d’amande coûtent 8.70€. J’en ai utilisé 1.3 kg pour faire 6 kg de cookies, mais j’en vendrai seulement 3.150 kg au marché. Sachant que le prix habituel des cookies est de 1.60€ pour 100 grammes, de combien sera l’augmentation du prix, et, en arrondissant à la hausse, combien coûteront dorénavant 100 grammes des nouveaux cookies ? Solution dans le prochain numéro !

Ensuite… je me plonge dans la préparation des gâteaux d’apéritif. J’ai vu Murielle faire la semaine dernière donc elle me demande de le faire seule cette fois. Dieu merci j’avais noté la recette, parce qu’elle me dit ça comme si c’était naturel de retenir quand on a vu faire une fois… Euh.

Je fais d’abord la pâte brisée maison (farine, beurre, eau), puis j’y ajoute du gruyère et les épices de mon choix (en l’occurrence : curry et estragon, folie de chez folie). Je remplis quatre plaques de gâteaux en forme de petits cœurs, de trèfles, je fais des lettres… C’est pour la maison donc aucune pression sur l’aspect des gâteaux, j’ai l’impression d’avoir 5 ans et j’avoue que je m’éclate bien. Mais comme je suis aussi très mature, je passe ma matinée à manger de la pâte pas cuite, et j’ai mal au ventre avant le déjeuner.

Pendant ce temps, Murielle gère la confection de la dizaine de pains : cinq nature et cinq recouverts de graines de pavot. Cela demande beaucoup d’adresse et de force dans les mains : j’ai eu du mal à suivre avec les miennes qui ne sont pas bien grandes (je terminais mon premier qu’elle entamait déjà son cinquième), et laissez-moi vous dire que le fait de taper rapidement sur un clavier ne donne absolument aucun muscle à vos doigts, au cas où vous vous le demandiez.

La mise en route du four à pain commence à l’aube :  il faut y allumer un feu important qu’on alimente en continu pendant minimum trois heures. Une fois qu’on juge qu’il est assez chaud (à l’instinct pour Murielle, mais la température atteint environ 300 degrés), on laisse l’intégralité du bois se réduire en cendres qu’on retire (elles serviront aux toilettes sèches ou pour faire la lessive) et on vérifie une dernière fois la température du four en y glissant une boule de papier journal. C’est une méthode de boulanger. Si elle brûle quasi instantanément, c’est que le four est prêt.

Jour de marché

Samedi, réveil à 6h45 pour un départ à 7h30 de la maison et une arrivée sur notre place de marché à Saint-Affrique aux alentours de 8h. La maison est bien silencieuse à cette heure-ci car seuls Malaurie, Yanis (11 ans) et moi partons à l’aube. Le reste de la smala nous rejoint plus tard, mais ne s’occupe pas du tout de la vente : car chacun a des emplettes à faire ou des gens à voir en ville.

On se prépare des thermos de boissons chaudes en vue des longues heures statiques devant nous et parce qu’il fait frais (jusqu’à -5 degrés) à l’aube. On rassemble le chargement : on met les viennoiseries et cookies dans des boîtes, on enroule les pains dans une couverture, on va chercher les caisses d’épinards ou de topinambours que Clément a cueillis et nettoyés la veille, les caisses remplies de confitures, et on entasse le tout dans le coffre de la voiture. Il faut aussi embarquer les tréteaux, les planches, et le parasol. Yanis pense bien à embarquer sa trottinette, car c’est avant tout pour arpenter tout Saint-Aff’ qu’il vient dès le petit matin !

Aaaah qu’est-ce qu’on est serrés, au fond de ce camion… Mais on oublie qu’on est à l’étroit car la route pour se rendre au marché donne une vue imprenable sur la vallée, et un peu magique, avec la lumière encore blanche et la lune toujours présente. On aperçoit des chevreuils et lièvres dans les champs, on se sent seul au monde.

Une fois qu’on arrive dans la rue du marché, on ralentit pour avancer entre les stands qui commencent à prendre forme, tout le monde s’active et se dit bonjour, c’est convivial. Le jour commence à pointer. On arrive à notre emplacement et nos voisins, Yann à gauche, Gilles à droite, et Ely en face sont déjà là. On installe le stand en mode automatique avec Malou, maintenant je connais la musique. On s’amuse à mettre des couleurs sur nos étiquettes de prix et à faire une assiette dégustation pour les confitures. Une fois que tout est en place, on sort rapidement nos thermos pour essayer de se réchauffer tant bien que mal, et quand ça ne va vraiment pas on vient quémander une petite place autour du chauffage à gaz de Yann. On est juste à côté donc on peut y « prendre le café » et revenir au stand dès qu’on voit un client. On pique dans nos viennoiseries pour accompagner nos boissons chaudes car on part de la maison le ventre vide, mais c’est super de pouvoir petit-déjeuner une fois que tout est bien installé. Un sentiment de plénitude.

marché_voisins_bonjour_affrique_stand

Nos premiers clients sont les commerçants qui viennent nous acheter une petite viennoiserie pour leur petit-déjeuner, ou du pain qu’ils ont l’habitude d’acheter chez nous. Il y a des magouilles entre copains : on échange des viennoiseries contre des champignons, des salades, des courges d’Ely ou de Yann en fonction de l’envie, des pots de ratatouille contre les pots de yaourt de Véro, on nous donne des pots vides parce qu’on en a besoin pour les confitures…

La matinée avance et le marché prend peu à peu vie, au début ce sont les habitués (et les plus courageux) qui font leurs emplettes tôt, puis au fur et à mesure on voit des familles avec enfants en bas-âge, puis les gens prennent le temps de s’arrêter, discutent et rigolent. Pour certains habitants, le marché est la sortie de la semaine, on sent qu’ils ont envie de papoter : on me demande d’où je viens, on ne m’a jamais vue ici. L’ambiance est chaleureuse.

Au revoir, Bouniols !

Alors que la première semaine m’a paru une éternité avec le choc de l’arrivée et de la nouveauté, ces derniers jours ont filé à la vitesse de la lumière : je me sens désormais presque chez moi ici (oui, oui, malgré les toilettes sèches !)… Les James, bien qu’ayant choisi de vivre une vie plus rustique (mais pas du tout arriérée, ils ne sont pas coupés du monde extérieur non plus) que celle que je connais, mais quelque part peut-être aussi plus authentique, m’ont incroyablement bien reçue, tellement que j’ai l’impression d’avoir une véritable place à Bouniols. C’est le cœur lourd que je me résigne au départ.

La suite au prochain épisode de « Loulou dans la boue » !

Visite du mois : la fondation Good Planet

Les Mouettes Vertes ont été séduites par la fondation Good Planet, dans le bois de Boulogne. Entrée libre, le chateau de Longchamp nous accueille au coeur d’un parc de 3 hectares qui regorge de vie et abrite une petite forêt classée. Dans la clairière, confortablement installé dans des canapés en osier, Jacques Lecomte, président de l’association de psychologie positive, a tenu un propos énergisant et optimiste : la couche d’ozone se résorbe ; le Rhin, berceau de l’industrie métallurgique et pétrolière, possède aujourd’hui une eau parfaitement dépolluée, de sa source à son embouchure ; nombres d’espèces animales dont le bison, la grue cendrée, et l’aigle royal, autrefois au bord de la disparition, ont vu leur population se multiplier depuis 25 ans. L’équipe de l’association Mouvement Colibris de Boulogne a clôturé cette intervention par un partage afin que chacun « fasse sa part », tel le colibri qui apporte sa goutte d’eau pour éteindre l’incendie.


Mr Lecomte & une responsable de l'association Mouvement Colibris

Mr Lecomte & une responsable de l’association Mouvement Colibris

Dans la même veine positive, Les Mouettes vous partage via Facebook cette nouvelle loi anti-pesticides pour favoriser la protection animalière. Belle évolution dans le respect de l’environnement !

Pour poursuivre cette belle visite de la fondation Good Planet, nous sommes allés à l’intérieur du château : un espace Arthus Bertrand chaleureux et tout en photos nous attendait, ainsi qu’un cinéma avec un film saisissant sur Jardim Gramacho, « o maior aterro do mundo » : la plus grande décharge au monde qui recueille les poubelles de  70% de la région de Rio de Janeiro et emploie des milliers de trieurs pauvres, mais dignes et solidaires. Nous avons fini par quelques vidéos grands formats issues du film Human de Arthus Bertrand, témoignages d’hommes de tout horizon et leur regard sur leur vie.
Un coin de verdure paisible, des témoignages enthousiasmants, des engagements environnementaux forts et marquants… tout un programme qu’était cette journée ! L’équipe des Mouettes remercie Good Planet pour ce moment !

Interview de Madame Mo, le cadeau éthique d’inspiration japonaise

Madame Mo est une jeune entreprise française crée par Agnès et Pascale. Parce que notre collaboration avec les Mouettes Vertes est une belle histoire, nous avons souhaité vous présenter cette marque française dans une interview. Un véritable coup de cœur pour les objets insolites d’inspiration de Madame Mo et peut être l’occasion de vous permettre de découvrir, en cette fin d’année, un cadeau éthique pas comme les autres !

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Doux Good, choisir un cadeau écologique

Notre première rencontre avec Doux Good date du salon Natexpo 2013. Carole avait alors le projet de démarrer une nouvelle activité, engagée autour des cosmétiques bio et était à la recherche pour son futur site internet et ses clientes d’un cadeau écologique personnalisable.

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