• La grève mondiale pour le futur

La grève mondiale pour le futur

Quand le climat devient l’affaire de tous

Une jeunesse engagée

Le mouvement de grève mondiale pour le futur, aussi appelé la « Marche du Siècle » et qui a engendré deux manifestations de grande ampleur en France les 15 et 16 mars derniers, trouve de nombreux échos dans la presse nationale, les organisateurs ayant en effet dénombré près de 350 000 participants sur l’ensemble du territoire[1]. Directement adressé aux pouvoirs publics mais également à une audience plus large de climato-sceptiques ou d’indifférents, le mouvement vise à faire prendre conscience des enjeux pressants liés au réchauffement de l’atmosphère, à la montée des eaux du globe, et aux conséquences environnementales et sociales graves qui en résulteront.

À l’origine de l’idée d’une grève mondiale de la jeunesse pour alerter l’opinion au sujet du changement climatique, Greta Thunberg, 16 ans, poursuit ses efforts dans son pays natal, la Suède. Récemment désignée comme candidate au prix Nobel de la paix, elle est devenue le visage d’une génération qui s’engage pour faire inscrire le changement climatique dans les programmes politiques  comme dans le mode de  vie de chacun au quotidien.

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Reste cependant  à créer les conditions technologiques d’un tel revirement, sans souffrir des effets pervers d’une fausse transition verte, alimentée par un retour au gaz ou au charbon pour pallier l’irrégularité de la production d’énergie renouvelable.

Et la science, dans tout cela ?

D’après le rapport publié en 2013 par le GIEC (Groupement d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, instance des Nations Unies qui se consacre à cette question), la science montre avec 95% de certitude que le changement climatique est en majorité lié à l’activité humaine depuis les années 1950[2]. Les principales causes évoquées sont les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, elles-mêmes liées à l’utilisation des combustibles fossiles mais également à nos pratiques agricoles (l’épandage d’engrais et l’élevage étant en effet responsables de l’émission de 24% des gaz à effet de serre à l’échelle mondiale)[3].

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Ces gaz sont nécessaires au maintien d’une température vivable sur Terre, et leur concentration dans l’atmosphère varie naturellement d’une période géologique à une autre. Néanmoins, on constate une augmentation inquiétante de leur présence depuis la Révolution industrielle : depuis cette période, nos nouveaux modes de production et de consommation contribuent en effet au rejet de quantités toujours plus importantes de dioxyde de carbone, de méthane, ou encore de protoxyde d’azote. Cette modification de la composition de l’atmosphère a des conséquences déjà visibles sur le climat, la biodiversité, et l’installation humaine.

Si la montée des eaux liée à la fonte des glaces et la disparition de certaines portions de terres habitées sont des effets connus du réchauffement climatique, il importe également de diffuser les autres conséquences néfastes de ce dernier, comme les problèmes sanitaires posés par la fonte du permafrost[4] (libération de bactéries anciennes conservées dans la glace, que nos organismes n’ont encore jamais eu à affronter) ou encore la modification du cycle de l’eau.

Pour les entreprises : le virage RSE

Chez Les Mouettes Vertes, nous nous réjouissons des efforts collectifs réalisés pour mettre en avant les problématiques cruciales de la préservation d’un habitat hospitalier pour les générations à venir, aussi bien de la part des particuliers que des entreprises appartenant à la mouvance RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale de l’Entreprise). Cet ensemble de PME mais aussi de quelques grands groupes s’efforce de créer des produits dont l’impact environnemental et social est neutre, de manière à faire émerger une économie durable.

Il n’est pas toujours facile de tenir cette résolution quand le reste du monde va dans l’autre sens. Ainsi la grève pour le  aura-t-elle eu au moins comme bénéfice de montrer à ceux qui s’engagent dans leur vie quotidienne et dans leur métier pour le zéro déchet, ou encore la consommation biologique et locale, qu’ils ne sont pas seuls dans leurs efforts – espérons par ailleurs qu’elle constituera un tournant décisif dans la façon dont ces initiatives sont perçues !

Quant à nous, nous croyons fermement qu’il est possible de créer une filière du textile plus respectueuse de l’homme et de la nature, et ne ménagerons pas notre peine en la matière ! A ce titre, re-découvrez notre article sur le coton biologique, véritable engagement éco-responsable !

[1] L’Express, Climat : « plus de 350 000 participants » à la  « marche du siècle », selon les organisateurs, 16.03.2019

[2] GIEC, Changements climatiques 2013 : Les éléments scientifiques, 2013.

[3] Reporterre, Climat : l’agriculture est la source d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, 19/02/2015.

[4] Partie du sol aux extrêmes Sud et Nord de la planète qui est gelée en permanence.